1. Infrastructure (6 points)
- Surface de stockage et capacité résiduelle. Demandez le taux d'occupation actuel. Un entrepôt déjà à 95 % ne pourra pas absorber votre croissance.
- Localisation par rapport à vos clients. Un site mal placé ajoute des heures de transit et du coût transporteur.
- Quais et capacité de réception. Combien de palettes peuvent être déchargées par jour ? Quel délai entre réception et mise en stock ?
- Conditions de stockage. Température, hygrométrie, sécurité incendie, vidéosurveillance, contrôle d'accès. À vérifier physiquement, pas sur photos.
- Typologies de stockage. Racks classiques, picking dynamique, mezzanine, stockage masse, zones spécifiques (sécurisé, froid, produits dangereux).
- Assurances. Montant de la couverture stock, conditions d'indemnisation, délais de prise en charge en cas de sinistre.
2. Technologie (6 points)
- WMS utilisé. Solution éditeur reconnue ou développement maison ? Versions, mises à jour, roadmap.
- Connecteurs e-commerce natifs. Shopify, WooCommerce, Prestashop, Amazon, Cdiscount, ManoMano. Un connecteur natif vaut mieux qu'un développement spécifique.
- API et webhooks. Existence d'une API documentée pour récupérer stocks, commandes, statuts en temps réel.
- Suivi temps réel pour le client. Portail accessible 24/7 avec vue stock, commandes en cours, KPIs, historique.
- Intégrations transporteurs. Multi-transporteurs (Colissimo, Chronopost, Mondial Relay, Colis Privé, DHL) avec génération automatique des étiquettes.
- Traçabilité numérique. Scan à chaque étape (réception, picking, packing, expédition) avec horodatage.
3. Process opérationnels (6 points)
- Délai de préparation engagé. Cut-off horaire pour expédition J ou J+1, et taux de respect de cet engagement.
- Process de contrôle qualité. Pourcentage de commandes contrôlées, méthode (visuel, pesée, scan), gestion des anomalies.
- Gestion des retours. Délai de remise en stock, contrôle d'état, ré-étiquetage, gestion des invendables.
- Traitement des litiges. Process de réponse en cas d'erreur, délai d'indemnisation, qui supporte le coût.
- Gestion des pics. Comment l'équipe absorbe les Black Friday, soldes, lancements. Capacité d'intérim, sites de débord, etc.
- Inventaires. Fréquence (tournants vs annuels), méthodologie, communication des écarts.
4. Relation commerciale et humaine (6 points)
- Interlocuteur dédié. Avez-vous un account manager ou un numéro générique ? La réponse change tout au quotidien.
- Délai de réponse moyen. Demandez à parler à un client actuel pour avoir la vraie réponse.
- Réunions opérationnelles. Fréquence, format, KPIs partagés. Un bon partenariat se pilote, pas seulement sur incident.
- Capacité d'adaptation. Comment le prestataire gère une demande spécifique (kit promotionnel, insert temporaire, étiquetage particulier) ?
- Références clients comparables. Pas forcément vos concurrents directs, mais des marques de taille et complexité proches.
- Stabilité de l'équipe. Turnover des préparateurs et des chefs d'équipe. Un site qui change tout le temps est un site qui fera des erreurs.
5. Contrat et conditions (6 points)
- Structure tarifaire claire. Réception, stockage, picking, packing, expédition, retour, retraitement : chaque ligne doit être détaillée.
- Frais cachés. Frais d'entrée, frais de paramétrage, frais de connecteur, frais de reporting, surcharges saisonnières. Tout doit être listé.
- Engagement de volume. Y a-t-il un minimum mensuel ? Quelle pénalité si vous ne l'atteignez pas ?
- Durée d'engagement et conditions de sortie. Préavis, restitution du stock, transfert des données.
- SLA contractuels. Taux de service, taux d'erreur maximum, délai de préparation, avec pénalités associées.
- Confidentialité et propriété. NDA, propriété des données, restitution en fin de contrat, RGPD.
Comment utiliser cette checklist
Ne demandez pas au prestataire de cocher les cases lui-même. Visitez le site physiquement, demandez à voir le WMS en démo, parlez à au moins un client actuel par téléphone, et exigez un devis détaillé poste par poste, pas un forfait global. Les surprises ne viennent jamais de ce qui est écrit dans le contrat, mais de ce qui n'y est pas.
Un bon prestataire passe sereinement 25 points sur 30. Un excellent partenaire les valide tous, et accepte la discussion sur ceux qui ne sont pas optimaux. Échangeons sur votre cahier des charges.